Que savez-vous des infections nosocomiales ?

Les infections nosocomiales sont ces maladies que les patients risquent de contracter au sein d’un établissement de santé durant leur hospitalisation. Ces « microbes » peuvent provenir des patients eux-mêmes mais parfois via le personnel de santé ou des dispositifs médicaux. Le risque dépend du profil du patient, les soins pratiqués mais aussi du niveau d’hygiène du patient et des lieux.

Ces maladies contractées à l’hôpital

Selon les chiffres officiels, ce sont 5 % des patients séjournant à l’hôpital qui contracteront ces infections. Toujours selon les chiffres, le délai minimal entre une hospitalisation et la survenue d’une infection nosocomiale est de 48 h, ce qui veut dire qu’elle est absente lors de l’admission d’un patient mais peut se déclarer au minimum 48 h après. Dans le cas d’une plaie opératoire, l’infection peut se déclarer 30 jours après l’intervention, et en cas de mise en place d’un implant ou d’une prothèse, le délai peut parfois courir sur toute l’année qui suit l’intervention.

Les patients concernés

Comme dit précédemment, environ 1 patient sur 20 est concerné, ce qui représente à peu près 750 000 infections par an qui causeraient dans les 4 000 décès en France. La prévalence des patients infectés dépend de plusieurs facteurs. Ce peut être en fonction du type d’établissement. Il a été noté que les centres de lutte contre le cancer sont les établissements les plus concernés. Mais ce peut être également par rapport au type de séjour hospitalier. Les patients admis dans les services obstétriques et en réanimation, plus fragiles et plus vulnérables, sont aussi plus concernés. De même, ceux qui séjournent plus longtemps risquent davantage de contracter des infections nosocomiales. Il est établi que ceux qui sont hospitalisés entre 30 et 89 jours ont 15 fois plus d’infections que ceux qui n’y restent qu’entre 2 à 7 jours. Le profil du patient entre en jeu également, car les patients âgés de plus 65 ans, les tout-petits, ceux qui ont une maladie très grave, ceux qui ont subi une opération, les immunodéprimés ou ceux qui sont exposés à un dispositif invasif tels que les cathéter vasculaire et les sondes urinaires sont les plus touchés.

L’origine des cas

Il existe de nombreuses bactéries à l’origine des infections nosocomiales mais les 3 principales germes sont le staphylococcus aureus, l’escherichia coli et le pseudomonas aeruginosas. Le staphylococcus aureus est présent dans la muqueuse du nez, de la gorge et aussi sur le périnée de 15 à 30 % des patients environ et cela dans 16 % des cas. Quant à l’escherichia coli, pour 26 % des cas, il vit de façon naturelle dans les intestins de chaque individu, sain ou malade. Le pseudomonas aeruginosas, pour 8,4 % des cas, se développe dans les sols et dans les milieux humides tels que les tuyauteries et les robinets, etc. Pour les autres cas restants, les germes isolés sont les streptocoques, les entérobactéries, ou plus rarement, les champignons, les virus ou encore les parasites. Malheureusement, plusieurs des bactéries incriminées résistent aux antibiotiques.

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